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COMPRENDRE
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Vue de l'atelier de Karine Jollet © Ruben Falkowicz


L’iselp (institut supérieur pour l’étude du langage plastique) propose toute l’année une offre variée de cours, de séminaires, de conversations, de conférences et de projections. S’y ajoutent également des colloques, des festivals, des visites guidées, des excursions et des voyages culturels. Une importante action pédagogique extérieure touche enfin les écoles et les lieux de formation continue. Ces différentes activités sont l’occasion de rencontres entre les théoriciens de l’art, les praticiens de l’art, les œuvres d’art et leur public pour un dialogue sur la création artistique en général et sur l’art contemporain en particulier. Si L’iselp se veut d’abord un observatoire critique des émergences, un laboratoire d’idées où les nouvelles tendances, les nouveaux questionnements, les nouvelles approches et remises en question sont déchiffrées, analysées, commentées et mises en perspective historique par une équipe de chercheurs, de conférenciers et de collaborateurs extérieurs, les résultats de ces recherches fournissent ensuite la matière à un apprentissage culturel destiné à un public d’horizons variés. Comme on l’a vu, cette transmission de savoir se fait depuis l’origine dans le contexte d’une « université ouverte » où se pratique une approche originale et impertinente de la matière.
L’iselp se veut un observatoire critique de la culture contemporaine jouant un rôle d’échangeur, de plate-forme et de distributeur des savoirs. L’institut se conçoit comme un espace de rencontres et de débats attirant un public averti et cultivé. Mais, dans le même temps, l’institut a un rôle à jouer dans l’élargissement des publics, pour favoriser la démocratisation de la culture. En effet, l’élargissement des publics est un enjeu essentiel de l’émancipation sociale et individuelle de même que du développement de la démocratie. Mais il ne peut se concevoir sans reconnaître aux « expatriés » de la Culture, une culture, une histoire, une identité. La médiation ne peut se résumer à un prêche, elle est une rencontre et, comme toute rencontre, une mise en péril, une remise en cause. C’est dans cet état d’esprit qu’il s’agit de s’engager auprès d’un « autre public » : les jeunes, à travers les structures scolaires, et les catégories dites « populaires », à travers le tissu associatif (éducation permanente), professionnel (syndicats) et social (mutuelles, fédérations, etc.).


INTRA-MUROS
Des cycles de cours (après-midi et soirée) se répartissent équitablement en cours d’initiation destiné à un public commençant à fréquenter L’iselp, d’une part, et en cours d’approfondissement pour le public fidèle de l’institut, d’autre part. Une des caractéristiques essentielles de ce programme de cours réside dans le fait que les sujets sont renouvelés chaque année et que l’équipe des professeurs se renouvelle constamment, ce qui implique tant une diversité de sujets et d’angles d’approche qu’une enquête ouverte en permanence sur les phénomènes émergents. Pour cette raison au moins, L’iselp est un lieu d’apprentissage singulier.
Quel que soit le niveau du cours, c’est la création contemporaine qui en est le sujet principal. Si certain cours remontent le temps de l’histoire de l’art, c’est pour mieux comprendre l’art actuel. Surtout, une ferme volonté de décloisonner les disciplines traverse la programmation : les beaux-arts (arts plastiques et visuels) y croisent les arts vivants (performance, théâtre, arts du cirque, danse, musique) et les arts appliqués (design, stylisme, céramique, etc.) de même que l’architecture et l’art du paysage.
Les angles d’approche de ces matières se veulent également pluriels selon les cours : esthétiques, sociologiques, économiques, philosophiques, etc.
L’iselp est depuis toujours à l’écoute des avant-gardes et des phénomènes émergents, si bien que l’étude de l’art contemporain s’élargit sans cesse tant sur le plan des contenus (la culture rock, le sport, le cinéma alternatif, le hip hop, etc.)  que sur celui des formes (nouvelles technologies, multimédia, sciences du vivant, globalisation, mercantilisation, etc.).

Des cycles de séminaires reposent sur les mêmes intentions que les cours mais en resserrant  l’angle d’approche sur des questions plus ciblées à destination d’un public averti avec lequel un débat se met plus généralement en place.

Des conversations mensuelles permetent d’approcher un domaine de la création contemporaine périphérique aux arts plastiques proprement dit. Leur coordination est généralement confiée à une personnalité culturelle spécialiste du domaine concerné par le cycle et, de préférence, appartenant à une institution qui organisera le cycle en collaboration avec L’iselp. Par exemple, Maurizio Cohen de l’école d’architecture de La Cambre pour un cycle sur l’architecture, Audrey Contesse de la revue d’architecture A+ pour un cycle sur l’architecture du paysage, Lise Coirier de l’asbl Pro Materia pour un cycle sur le design, Antoine Pickels de La Bellone – Maison des arts et du spectacle pour un cycle sur la performance et Sabine Theunissen du Théâtre Royale de la Monnaie pour une cycle sur la scénographie.
Ces conversations se composent de dialogues avec des invités, de débats avec le public et d’illustrations différentes d’un cours ex-cathedra, comme des projections de films, des lectures d’extraits littéraires, des auditions de musiques, des présentations de sites internet, etc

Des grandes conférences ont pour objectif d’accueillir régulièrement des chercheurs de haut niveau abordant un sujet plaçant leur démarche épistémologique en résonance avec la problématique de l’art contemporain. Elles permettent d’inclure une actualité culturelle dans le programme de médiation, en rebondissant sur une publication ou un événement remarquable. Dans ce cadre, L’iselp a déjà reçu, entre autres, Bernard Stiegler, Nathalie Heinich, Catherine Millet, Jean-Luc Nancy, Marc Jiménez, Alain Fleischer, Yves Michaud, Georges Didi-Huberman, Françoise Parfait, Thierry Davila, Michel Poivert, Marc-Olivier Wahler, Éric Michaud, Jean-Yves Jouannais, etc.
Des conversations ont pour objectif de présenter la démarche d’un créateur à travers un dialogue entre ce dernier et un théoricien face au public, invité à poser ses questions. Une manière vivante d’entrer dans un univers créatif. Cet outil de médiation concerne également les artistes exposant à L’iselp.

Des visites guidées des expositions en cours sont proposées tant aux écoles et associations d’éducation permanente qu’aux groupes privés. Un important travail d’information auprès de ces structures se développe afin d’augmenter la part de visites guidées au sein de nos expositions. Il ne s’agit donc pas seulement d’être prêt à répondre aux demandes, mais d’encourager ces demandes en développant notre mission de médiation vers l’extérieur.

Un colloque international est organisé tous les deux ans, L’iselp réunit des spécialistes du monde académique et du monde de l’art sur un sujet émergent dans le domaine de la création contemporaine, généralement en collaboration avec une autre institution. Durant 3 journées, des communications, des tables rondes, des projections voire des workshops sont organisés dans la salle de conférence et, le cas échéant, dans les espaces d’exposition.
Ces colloques donnent lieu l’année suivante à une publication prenant la forme d’une monographie de référence sur le sujet abordé, s’inscrivant dans la prestigieuse collection « Essais » des éditions de La Lettre volée.

Des projections sont proposées dans le cadre du programme des cours et des séminaires, L’iselp propose de découvrir chaque mercredi un film long-métrage en écho aux matières abordées par certains professeurs. Notre public peut ainsi découvrir, par cycle de plusieurs films, un cinéma de qualité autour d’un thème particulier. Si les cycles sont composés par rapport aux matières enseignées, chaque projection peut aussi se concevoir à l’unité pour celles ou ceux qui voudraient y assister à la carte.

Un Festival du Film sur l’Art fait désormais chaque année l’objet d’un concours. Deux prix ont été décernés en 2011, récompensant chacun un documentaire : le Prix Découverte (1.250 €) et le Prix du Film sur l’Art (1.750 €). Suite à cette première édition, un appel à projets sera lancé chaque printemps, pour une nouvelle sélection du Festival du film sur l’art de L’iselp présenté à l’automne, et une remise de prix à l’issue du long week-end de projections.


EXTRA-MUROS
Des visites guidées pour adultes et groupes scolaires : centrées sur l’art dans l’espace public (du métro aux graffitis). À quoi peut bien servir l’art public ? Que nous disent ces œuvres habitant places, rues, squares et stations de métro ? Pourquoi sont-elles là ? Comment ont-elles vu le jour ? Que peuvent-elles nous apporter ?  L’iselp propose de répondre à ces questions en découvrant in situ des réalisations contemporaines qu’on ne voit parfois plus à force de les fréquenter.
À pied ou en transports en commun, ces visites peuvent se concentrer sur un quartier ou s’étendre à l’agglomération. Leur durée est modulable. Elles approchent différentes typologies urbaines (stations de métro, places, rues, façades…) et de multiples disciplines artistiques (peinture, sculpture, photographie…).
L’art pour tous/initiations à l’art contemporain : conférences proposées aux écoles et aux structures d’éducation permanente. L’art contemporain continue à susciter méfiance et scepticisme auprès du grand public. Pourtant les créateurs d’aujourd’hui vivent dans le même contexte que nous et posent, avec les moyens actuels, des questions qui nous concernent tou(te)s. Pour permettre au plus grand nombre d’aborder les enjeux de l’art contemporain, L’iselp propose aux écoles, associations et entreprises des conférences illustrées conçues sans hermétisme dans un souci d’échange et de dialogue.

Des excursions et voyages culturels sont proposés sous la forme de cours organisés in situ pour les auditeurs de L’iselp. Rien de tel pour appréhender une œuvre d’art que d’en faire l’expérience directe ! L’iselp propose donc à ses auditeurs de partir à la rencontre du travail des créateurs contemporains en organisant des cours in situ. Plus que des visites guidées au sens classique du terme, ce sont de véritables enseignements qui sont longuement préparés par les historiens de l’art de l’institut, présentant toujours le contexte architectural, historique, sociologique, économique, politique, etc. pour mieux comprendre les œuvres exposées de même que leur lieu d’exposition.
Ce travail de médiation extra-muros va de la simple excursion d’une journée en Belgique au voyage de plusieurs jours à l’étranger. L’iselp privilégie la découverte de lieux ou d’événements émergents, en dehors des sentiers touristiques, et en fonction d’une actualité culturelle (inauguration d’une exposition importante, d’un nouveau musée d’art contemporain, d’une biennale, etc.).