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Recherche
 Vue de l'atelier de Hughes Dubuisson © Ruben Falkowicz
Le pôle RECHERCHE enfin offre aux chercheurs, étudiants, amateurs et curieux —de même qu’aux historiens de l’art de L’iselp— un centre de documentation consacré à l’art moderne et contemporain. Outre l’accueil des lecteurs extérieurs —principalement des étudiants d’universités ou d’écoles supérieures artistiques—, le fonds documentaire permet de développer plusieurs types d’activités de recherche pour son équipe : des préparations de conférences, de cours, de visites guidées, d’excursions, de voyages, etc., ; des publications : catalogues d’exposition, ouvrages thématiques, monographies tirées de colloque, articles dans des revues spécialisées, guides du visiteur et diverses brochures d’information ; ainsi qu’une mission d’observation critique de l’art dans l’espace public.
Le Centre de documentation L’iselp met à disposition du public un important centre de documentation consacré aux arts plastiques et visuels, modernes et contemporains, avec 8000 livres et catalogues internationaux, 5000 dossiers et archives d’artistes belges, de même que plusieurs revues spécialisées. Un important fonds documentaire consacré aux questions d’art public vient compléter cette magnifique bibliothèque. Enfin, le centre possède également une diathèque et des mallettes pédagogiques qui, si elles sont obsolètes face aux nouvelles technologies désormais à la disposition des médiateurs, n’en représentent pas moins une richesse documentaire à convertir en archives. Livres et revues L’ensemble des livres et revues fait l’objet non seulement d’une description catalographique, mais aussi d’un dépouillement systématique par : artiste ou groupe d’artistes ; mouvement ; thème ; pays. Cet encodage informatique détaillé permet d’éditer rapidement une bibliographie pertinente sur un sujet de recherche, ne se réduisant pas aux mots-clés apparaissant dans le titre mais aussi dans le corps de l’ouvrage ou de l’article concernés. Dossiers d’artistes Nous constituons des dossiers concernant les artistes plasticiens nés ou habitant la Communauté française de Belgique. Pour cela, nous demandons aux artistes d’élaborer un dossier selon les directives suivantes : Format A4 ; C.V. indiquant les coordonnées, lieu et date de naissance, formation(s), expositions, prix, achat dans des collections, etc. ; de 10 à 15 photos couleur ou photocopie laser couleur mentionnant la technique utilisée, le support, les dimensions, la date de création de l’œuvre. De notre côté, nous dépouillons le courrier : invitations, dossier de presse, coupures de presse et rangeons les différents documents dans le dossier de l’artiste concerné. Cette documentation étant elle-même organisée au sein du dossier de l’artiste dans 3 chemises distinctes : C.V., textes, coupures de presse ; invitations ; photos.
La cellule « Art dans l’espace public » Cette cellule souhaite mettre en valeur les acquis d’une réflexion menée dans le domaine depuis quarante ans à l’initiative de Gita Brys-Schatan, fondatrice de l’institut et de la revue Environnemental, mais ambitionne aussi de se repositionner comme observateur des nouvelles tendances. Aujourd’hui, il est relativement aisé de constater que l’« espace public » est un terme en mutation qui cherche à se redéfinir. L’évolution de la société qui se privatise un peu plus davantage, les peurs collectives grandissantes liées à la paupérisation, à l’immigration et à la violence urbaine, modifient considérablement la perception de l’espace public, en occultant certaines valeurs collectives pour en faire apparaître de nouvelles à tendance individualistes. Parallèlement, nous assistons à un décloisonnement des disciplines artistiques qui enrichit les pratiques et ouvre sur de nouvelles formes de langage et d’expressions artistiques. La performance mêle multimédia et installation, les arts plastiques s’inscrivent dans le théâtre et la danse, le cirque fait le pari d’une nouvelle esthétique ayant recours aux autres disciplines, etc. En outre, les réseaux sociaux sur internet réinventent un espace public virtuel menant à reconquérir autrement l’espace réel. Les composantes et les enjeux actuels dans l’espace public sont donc passionnants mais complexes car souvent paradoxaux et contradictoires. Dans ce contexte, il est important d’essayer de re-questionner le rôle de l’art public ainsi que les acteurs qui le promeuvent. Inutile de rappeler qu’ici encore, nous prolongeons l’impulsion donnée à ce sujet par Gita Brys-Schatan qui conduisit L’iselp à s’intéresser très tôt aux multiples réalités artistiques s’inscrivant dans l’espace public (art officiel, art éphémère, graffiti, manifestions spontanées, etc.), en mettant en valeur les initiatives revendiquant la dimension collective de celui |
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